Le marché de l'art sous l'Occupation 1940-1944

Emmanuelle Polack

Tallandier, 21,50 €
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Aussi surprenant que cela puisse paraître, en ces temps sombres, le marché de l'art pendant la période de l'Occupation allemande a été florissant. Une semaine à peine après l'entrée des troupes allemandes dans la capitale ont lieu les premières saisies des biens juifs. Le malheur des juifs va faire le bonheur du marché de l'art. Le marché de l'art a été prospère quand Paris était sous la botte nazie. L'Hôtel des ventes de Drouot ne désemplit pas, alignant des prix records. Commissaires-priseurs et experts reconnus, marchands d'art français, suisses et allemands, conservateurs des musées français et allemands, ont tous profité de la spoliation des biens juifs, tableaux, oeuvres d'art, livres anciens etc. Les appartements des propriétaires juifs sont pillés, les galeries parisiennes aussi avec l'aide du gouvernement de Vichy. Pendant ce temps, « à la demande du commissariat aux questions juives », l'Hôtel des ventes Drouot interdit aux juifs l'entrée dans ses salles. Emmanuelle Polack s'est concentrée sur le cas de plusieurs galeries, dont celle de Pierre Rosenberg (grand-père d'Anne Sinclair, rue de la Boétie). Archives à l'appui, Emmanuelle Polack montre comment certaines fortunes du marché de l'art se sont constituées pendant l'Occupation,sans pour autant « pointer les bons ou les méchants ».

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