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A cette veille de rentrée scolaire, il est bon de revenir sur les fondamentaux de la transmission. Ce qui se joue dans le rapport aux autres, dans le rapport à la langue, dans le rapport aux livres dépasse largement le cadre de la salle de la classe. Caroline Hinault s'empare de cette question avec beaucoup de verve et de malice.

La vie scolaire est bouleversée par un virus qui prive de parole peu à peu la majorité des professeurs du pays : le Fatum. Le Ministère envoie un observateur dans le lycée du patient zéro et lui demande de suivre l'enseignement d'une professeure de français non touchée par le virus. D'abord peu concerné par cette épidémie (que ne vont pas inventer les profs pour ne pas travailler...), le pays se désorganise peu à peu quand le Fatum commence à toucher tous les services publics...

Malgré ce point de départ propre aux récits d'anticipation, le roman se déploie en toute vraisemblance et nous permet de prendre conscience de l'énergie qu'il faut du côte des enseignants, des élèves et des parents pour avancer ensemble.

Ce roman prône une littérature vivante. Et il en est un exemple parfait. On aurait tendance à le conseiller à tous les élèves de lycée...mais nous le conseillerons volontiers à tous leurs professeurs.

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