Aller au contenu

Narval est un jeune homme d'une vingtaine d'années, sans travail, addict aux drogues, vivant dans un squat. Il est poursuivi au quotidien par des visions et hallucinations morbides et macabres, souvent chargées d'érotisme. Un jour, il rencontre Facundo, un jeune homme du même âge, d'une beauté défiant les lois, gros fumeur et aimant bien les drogues aussi. Pour gagner sa vie et se faire entretenir, il se prostitue. Mais il ne fait jamais payer Narval. Une relation se noue entre eux, difficile à qualifier mais dont Narval ne peut se passer. L'obsession est vitale. Narval et Facundo ne supporte pas la solitude, mais chacun a ses raisons. La beauté de Facundo est un phare pour tout un tas de personnages, autant hommes que femmes. Car dans cette histoire, il y a aussi Carolina, jeune femme explosive qui aimerait être la seule à aimer Facundo et la seule dans son cœur. Toute la bande baignent dans l'alcool et les drogues, surtout la poudre blanche. Elle est partout, tout le temps, jusqu'au dénouement.

Mariana Enriquez a écrit ce roman à l'âge de 19 ans et son univers est déjà bien reconnaissable. C'est sombre, poisseux, violent, hallucinatoire, érotique. L'atmosphère est oppressante, électrique. L'autrice argentine explore le tréfonds des âmes au sein d'une Argentine étouffante. Les personnages vont finir par tomber dans une spirale de paranoïa où la noirceur existentielle semble infinie. Pour son premier roman, Mariana Enriquez dresse un portrait sans concession, âpre, d'une jeunesse à la dérive, marginale. Une existence faite d'excès, de relations bancales et d'un sentiment constant de vide. L'intensité semble être la seule manière d'exister, pour oublier ce simple fait...

Ajouter cet ouvrage au panier