Je suis le fils de Beethoven

Stéphane Malandrin

Seuil, 19,50 €

Un véritable hommage à la fiction !

L'utilisation d'une figure historique pour parler de la relation père/fils - du père absent qu'on imagine, qu'on idolâtre, qu'on vénère, dont on se fait une image édulcorée, auquel on veut à tout prix ressembler. Puis cette image pâlit, s'étiole, on la déchire. Ce père qu'on avait placé sur un piédestal, il en tombe lourdement, avec fracas. On méprise ce père absent dont tout le monde parle, on finit par le haïr. Mais aux confins de notre mémoire, on espère se créer des souvenirs précieux, des "et si" tellement fugaces - un instant sur le lit de mort, un mot, un regard.

Conteur indéniable, Stéphane Malandrin nous embarque dans son imagination et nous invite à ré-écrire l'histoire avec lui, le lecteur n'étant pas dupe et se voulant le complice obligeant de ce que l'auteur nous dépeint sur le papier.